Un panorama des bonnes pratiques

Le 09-12-2004 - L'infothèque

Le 07/12/2010 (coup2pouce en fin d’article!)

Fadila Laanan présente le premier volet de son plan “diversité et égalité”. En matière de bonnes pratiques, la VRT fait preuve d’initiatives concrètes.

Hier, le CSA, la Fondation Roi Baudouin et la ministre de l’Audiovisuel, Fadila Laanan, présentaient les résultats du premier volet du « plan diversité et égalité » dans les médias. Un panorama qualitatif des bonnes pratiques en matière de diversité (au sens large) au sein des politiques de recrutement et des programmes belges à la RTBF, RTL-TVI, No télé, Télé Bruxelles, Télésambre, Télévesdre et TV-Com.

Le deuxième volet du même plan (un baromètre quantitatif sur toutes les télévisions francophones) sera par ailleurs publié en mars 2011.

Les résultats soulignent notamment la démarche « proactive » de la VRT depuis 2002, à l’initiative de son ancien directeur général, Tony Mary : Cellule et charte diversité, recrutement basé sur la motivation et non sur la compétence avec des formations et stages rémunérés, un répertoire de personnes ressources issues de la diversité et plus récemment, objectifs chiffrés dans le contenu des programmes.

A savoir, 1/3 de femmes dans les journaux télévisés et Terzake, 12 % de visages « colorés » sur la chaîne principale Eén et même 20 % sur Canvas. La décision concerne les trois chaînes, donc également Ketnet.

Néanmoins, sur le plan des ressources humaines, la parité homme/femme n’est toujours pas respectée et sur les 2800 employés de la VRT, 1 % d’entre eux seulement sont des invalides et 2,2 % se sont déclarés d’origine étrangère.

Loin derrière la VRT, les 7 télévisions francophones font cependant preuve d’initiatives : émissions communautaires et charte déontologique, mise en place d’une parité homme/femme, traitement attentif de la problématique des sans-papiers, des 50 ans de l’Indépendance du Congo ou de la religion, productions de divertissement, etc.

« Nous ne sommes pas parfaits, il est clair que nous avons des choses à améliorer, même si ça a déjà changé depuis plusieurs années. Nous restons attentifs et nous ne sommes pas attentistes » déclarait Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes et de l’information à RTL-TVI.

Et alors que les médias s’interrogent sur leur rôle dans la fracture linguistique, la question de la langue n’est pas relevée par l’étude : « Il s’agit d’une variable sur laquelle il est difficile d’établir des indicateurs objectifs. Qui plus est, cela relève d’une problématique différente, politique, communautaire et avec des enjeux bien différents. Mais il est vrai que cela est faisable et mériterait une étude future » expliquait Marc Janssens, président du CSA et du comité de pilotage de l’étude.

Et la ministre de l’Audiovisuel, Fadila Laanan, de conclure : « Le but n’est pas de donner des injonctions, mais de favoriser une dynamique« , se référant à la discrimination positive à laquelle s’opposent, bien qu’à des degrés variables, tous les acteurs du monde médiatique francophone (voir La Libre du 07/12).

« Ce qui compte, c’est la sensibilisation, en ce compris les écoles des métiers de l’audiovisuel et leurs enseignants. S’il y a discrimination positive ou quotas, ça doit venir de la chaîne elle-même et non de l’extérieur« .

L’occasion pour l’étude de féliciter une initiative de l’Ihecs, école de journalisme de Bruxelles, avec un cours intitulé « Information sociale : Les oubliés de l’info » ainsi que les émissions « Coup2pouces » de Télé Bruxelles et « Balance tes idées en public » de Radio Campus.

http://www.lalibre.be/culture/mediastele/article/628573/un-panorama-des-bonnes-pratiques.html

http://www.lalibre.be 



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